vers un confinement énergétique ?

Réfléchissons en communistes. À ce qu'il paraît, Macron s'apprête à annonce un confinement énergétique pour la France. Par delà les excuses évènementielles des blocages des détroits d'Ormuz et de Bab-el-Mandeb, faut-il lire ce nouveau confinement comme ceux du Covid : une nécessaire mise en jachère de l'économie pour écouler la surproduction, ou encore comme une nécessité du capital américain de terminer de mettre la production européenne à genoux, ce qui était déjà bien commencé avec la fermeture des centrales nucléaires allemandes, l'explosion du gazoduc Nordstream 2, les sanctions contre la Russie qui privent l'appareil productif allemand du gaz russe, l'exécution de l'agriculture française par la signature du traité du Mercosur, et de l'automobile allemande par la promotion de la voiture électrique (chinoise) de la religion réchauffiste ?

D'un point de vue d'analyse marxiste, il faut commencer par établir les faits concrets : l'idée d'un confinement énergétique décrété par l'État français est une spéculation circulant sur certains réseaux, mais aucune mesure de ce type n'a été annoncée. Néanmoins, interroger les tensions énergétiques et économiques à travers le prisme de la critique du capitalisme et de l'impérialisme permet de dégager plusieurs grilles de lecture complémentaires.

1. La crise de surproduction et la gestion étatique du capital

Dans le cadre du matérialisme historique, les crises ne sont pas des événements purement exogènes mais découlent de la loi de baisse tendancielle du taux de profit et des contradictions internes du mode de production capitalistique.

2. Les rivalités inter-impérialistes et la subordination européenne

L'hypothèse d'une pression des États-Unis sur le tissu productif européen s'inscrit dans la théorie de l'impérialisme (telle que théorisée par Lénine), fondée sur le repartage permanent des zones d'influence et des marchés.

3. La restructuration du capital : transition verte et Mercosur

Les mutations des forces productives actuelles répondent à des besoins de restructuration globale :

En résumé

Si la métaphore du confinement relève du discours polémique, l'analyse des rapports de production montre que les tensions énergétiques actuelles traduisent la gestion des contradictions du capitalisme tardif : d'un côté, la rivalité inter-impérialiste pour le contrôle des ressources et des marchés ; de l'autre, la tentative de l'État bourgeois de restructurer son appareil productif aux dépens des travailleurs.