les abeilles, le singe et le renard par Jean de la Fable Fontaine

Dans la forêt dorée de Macronie, un temps
Vivaient de braves bêtes, chacune obéissant,
Au Gélada Gérald, le pelage argenté
Au Goupil Gabriel, glapissant à son gré

Un jour, les Abeilles, quoiqu'infatigables,
Épuisées par des taxes lourdes et sans fin,
S'assemblèrent — toutes ! — en un essaim redoutable,
Exiger équité, sous le ciel du matin.

Le Renard, si rusé, ses mots z'au goût miel d'ail,
Dit simplifications, impôts non nécessaires,
Je - vais - vous - mieux - aim-mer, jura-t-il, sur la paille,
Mais la nuée, ce jour, ne se laiss'rait pas faire

Singe-Lion, FERME, assure ordre aux gras animaux,
Voyant l'essaim grandir, mobilise ses frelons
Les abeillesZZZ, en colère, veulent plus que des mots
Foutriquet fait encor' confiance à ses félons

Les abeilles, flot uni, déferlent chez le roi,
Leur bourdonn'ment mugit : Manu, nous somz' en guerre,
Face à son drapeau bleu, jaune, et à ses soldats
Les pollinisatrices s'élancenT'et accélèrent

Morale de la fable :

Comme des baies mûres, les promesses sucrées
Il faut les honorer, ou elles tombent par terre
Prend garde aux apidés, si tu les as piqués,
Ce s'rait une gageure de vouloir les fair'… taire