le mal est fait

Je parlais mensonge d'État hier avec une amie de ma mamie.

On en est arrivé à la conclusion suivante : peu importe que la vérité soit connue à plus ou moins brève échéance. L'important, ce sont les effets, les dégâts produits par le mensonge durant toute la durée de son actualité.

Les dégâts du mensonge covidien, ce sont, entre autres, tous ces vieux qui sont morts dans des EHPAD sans avoir pu voir leurs familles une dernière fois.

Les dégâts du mensonge ukrainien, ce sont tous les prolétaires morts de part et d'autre du front. Et, accessoirement — pas d'ironie dans ce mot —, la destruction économique de l'Europe.

Nicolas Dupont-Aignant était ce matin à la télé, sur C à vous, je crois. Il parlait justement de la destruction de l'Europe. Oh, bien sûr, il n'a pas dit que c'était le but depuis le début. Il était tout content que les américains semblent partis pour négocier une paix avec démilitarisation de l'Ukraine — si j'ai bien compris ce qu'il racontait (j'étais pas trop réveillé).

Bah oui… mais le mal est fait. Le capital européen (dont du capital public) est à genoux : le capital américain a bien amoché son seul rival commercial.

Le mal est fait.

Au prochain mensonge d'État, il faudra être plus réactif, savoir discerner la logique des évènements plus rapidement.

On ne peut pas, à chaque fois, attendre le soir que cette putain de chouette de Minerve se soit décidée à prendre son envol.

M'enfin on a l'air d'être de plus en plus rapides de la comprenette. Le mensonge israëlien a tenu si peu longtemps que l'État a dû presque d'entrée de jeu mettre en place la machine à censurer (…la vérité ; en même temps censurer autre chose que la vérité n'a aucun intérêt). C'est tellement ridicule, pathétique, leurs lois anti-boycott. D'un autre côté, si l'interdiction du boycott marchait, ça me conforterait dans mon idée qu'il n'est de consom'action subversive possible, comme l'expliquait Bihouix chez Thinkerview.