l'Europe est un musée
tenu par des dépressifs

L'Europe est un musée.

Il faut « toucher avec les yeux ».

C'est joli, et on peut y apprendre des trucs mais, dans le fond, il n'y a rien à y faire.

We’re the middle children of history, man. No purpose or place. We have no Great War. No Great Depression. Our Great War’s a spiritual war… our Great Depression is our lives.

― Tyler Durden

Ce n'est pas très étonnant qu'ici on produise et on apprécie essentiellement de la musique de dépressifs, par exemple Chinese Man, qui reprend cette citation de Fight Club dans le morceau Searching For Space Monkey. Ou encore Orelsan, Casseurs Flowters, Stupeflip, Fauve, Lorenzo, etc…

Enfin ça c'est pour les blooms. Les jeunes filles, elles, sont peut-être plus branchées Gims, Vianney et Christophe Maé.

L'Europe est un musée ; comme le disent les chinois des guignols :

Europe, surtout vous faire attention monuments historiques.

Il n'y a plus rien à faire ici ; on ferait mieux de se casser, d'aller s'installer dans des espaces en retard technologique et économique, comme la Russie ou l'Afrique.

Pas étonnant qu'on soit si dépressif : pourquoi serait-on dynamique, alors qu'il n'y a pas de raison de l'être ?

Pour tous les êtres vivants, conserver l'énergie est souvent la stratégie la plus pertinente.

La dépression, ce n'est pas un problème ; c'est au contraire la solution la plus en adéquation avec la situation.

Le seul vrai choix qu'on a à faire de nos jours, c'est le choix entre alcool et cannabis : avec quoi choisira-t-on de s'anesthésier ?

J'exagère… il existe trois autres options :

  1. celle proposée par Laborit : s'évader dans l'imaginaire (via les séries américaines, « par exemple » si on peut dire)
  2. celle critiquée par Kaczynski : se trouver des objectifs de substitution bullshit, au choix :
  3. la méthode « Christophe André » : ne pas se rendre compte que ce qu'on vit est vécu à peu près à l'identique par plein d'autres (puisque c'est déterminé par la superstructure) ; croire au contraire que ce qu'on vit nous est particulier et causé par notre histoire personnelle propre, et essayer de soigner son mal-être avec une thérapie quelconque

Bref, ignorer les hiérarchies, grimper dans des hiérarchies bullshit de valorisation narcissique pathologique (ça y est, voilà que je commence à parler comme Cousin maintenant…), ou panser les plaies consécutives à l'existence du système hiérarchique.

On peut aussi se mettre artificiellement dans des situations de sens plus grand : aller à la campagne pour faire une robinsonnade dans un écolieu. C'est ce qu'avait fait Kaczynski bien avant tout le monde, dans le fond.

Cette option est moins pire que les trois autres, mais elle reste une fuite du terrain de la lutte de classe, donc une désertion.

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