« maladie »

Tombé sur cet article :

The genetic heritage of the Denisovans may have left its mark on our mental health

dans lequel on apprend que dans les grandes migrations humaines, la sortie d'Afrique des Denisovan a provoqué l'apparition d'une adaptation au froid, à travers la régulation du zinc :

The study reveals that the genetic variant observed, which affects zinc regulation, could have signified an evolutionary advantage in our ancestors' adaptation to the cold.

…mais aussi que cette modification de la façon dont est géré le zinc serait lié à tout un tas de « maladies » :

The team points out that the variant found in this zinc transporter, which is expressed in all tissues of the body, is associated with a greater predisposition to suffering from some psychiatric diseases. These include anorexia nervosa, hyperactivity disorder, autism spectrum disorder, bipolar disorder, depression, obsessive compulsive disorder, and schizophrenia.

…et on y suggère une causalité, qui arriverait comme un effet de bord (causality ou casualty, on ne sait pas bien) :

The genetic heritage of the Denisovans may have left its mark on our mental health

L'informaticien répondra aussitôt “it’s not a bug, it’s a feature”, et ce que vous appelez « dépression saisonnière » ou « trouble affectif saisonnier », il l'appelera « hibernation » ou « torpeur », et fera de même pour à peu près tout le reste : l'anorexie, l'hyperactivité, la bipolarité, l'autisme (voir aussi : The Neanderthal theory), la schizophrénie, etc…

Là où la psychiatrie de — le génitif !!! — l'exploitation capitaliste voit du « désordre » intérieur, des « troubles de la personnalité » dans les outils humains (les « ressources humaines ») qu'elle souhaiterait voir améliorés ou corrigés, l'informaticien lui répond “PEBKEAC”, et invite l'utilisateur (« l'employeur ») à se remettre en question.

Et quand il voit quelqu'un de désagrable en société, l'informaticien ne voit parfois rien de plus qu'un “night owl” obligé par une majorité d'“early birds” à se lever beaucoup trop tôt. Et là c'est “RTFM” qu'il a envie de crier à la société.

Enfin bref : il n'y a pas tellement de « maladies génétiques » ; il y a surtout un mode de production pourri, avec les horloges de son usine, la pause café de son usine, et les somnifères de son usine.

Mais rien ne sert de faire l'éloge de la lenteur (ni même du « tempo giusto ») pour faire disparaître tout un tas de ces « maladies » ; il suffit simplement d'attendre que le capitalisme ait fini de s'autodétruire.