la partie d'eux qui est en nous

La partie d'eux qui est en nous : c'est tout ce qu'on peut vraiment com-prendre des gens.

Tout le reste, on ne peut au mieux que le constater.

Mais sans le com-prendre.

Et ce reste, c'est beaucoup.

Même lorsqu'on appartient au même règne, à la même espèce, qu'on partage une culture, ou qu'on est de la même famille, ce qui est en dehors de l'intersection est énorme.

Je réfléchissais à tout ça, et, je ne sais pas pourquoi, ça me faisait penser à la série Heroes, et surtout à la dichotomie entre Peter Petrelli et Sylar.

J'ai relu un peu leurs histoires, et j'ai compris. J'ai compris pourquoi je trouve ces archétypes aussi parlants, et pourquoi ces vieilles histoires m'ont autant marqué.

Peter Petrelli est un empathe. Au début, il absorbe les pouvoirs de tous les gens qu'il croise. Il finit par exploser… C'est-à-dire qu'il essaye d'être tout le monde à la fois, mais ça ne peut pas tenir dans son seul corps.

Après son explosion, il perd son pouvoir d'empathie. Son deuxième pouvoir est « l'émulation » : c'est seulement tour à tour qu'il peut prendre le pouvoir des gens qu'il croise. C'est un peu plus modeste, mais aussi réaliste : il peut être qui il veut, mais une seule personne à la fois.

Quant à Sylar (le méchant), il est comme Petrelli : multipouvoirs. Mais (il y a un gros mais) : il n'obtient pas du tout ses pouvoirs de la même façon. L'élément marquant pour moi n'est pas tellement le fait qu'il tue les gens pour s'approprier leurs pouvoirs, mais le fait que le mec est horloger à la base, et, si ma mémoire est bonne, doit tuer les gens pour étudier le fonctionnement de leur cerveau pour leur voler leur pouvoirs.

En fait pour moi Sylar représente le psychiatre, celui qui évolue dans un monde de causalités dures et articulables, et nous amène un modèle de l'homme-machine, tandis que Peter Petrelli représente l'intuitif, le shaman, le medium, le poète, le schizophrène, celui qui est pénétré par tout ce qui se trouve dans son environnement.