Trop d'information ? L'intérêt d'un modèle, d'une grille

Depuis la généralisation d'internet, on ressent plus qu'avant la surabondance d'information.

On a l'impression de vivre dans un monde super complexe, et il semble difficile de “make sense of it”.

Quand les grecs observaient le ciel, il devaient trouver que c'était vachement le bordel. Ils voyaient des trucs, qui bougeaient de façon tellement chaotique, à leur sens, qu'ils ont décidé de les appeler « corps errants » (ou πλανήτης, planḗtēs, « vagabond »).

Ils ont fini par savoir prédir avec précision leurs trajectoires, mais ça demandaient des calculs de ouf, un effort cognitif pas possible, des quantités d'ATP astronomiques pour faire tourner tous ces cerveaux.

On en est resté là pendant quelques centaines d'années.

Et puis, un jour, deux mecs sont arrivés, qui s'appelaient Copernic et Galilée. Ils ont mis le soleil au centre, ils ont dit : « eh regardez, les gars, comme ça c'est vachement plus pratique, ça simplifie tous les calculs ».

Ça n'a pas plus à tout le monde à l'époque.

Mais c'était quand même vachement plus pratique pour prédire l'avenir (de la trajectoires des planètes, s'il est utile de le préciser).

Donc ce modèle a fini par s'imposer, et on ne s'amuse plus tellement à regarder le ciel chaque soir pour vérifier que les planètes sont au bon endroit, et que l'observation correspond au modèle. Parce qu'on est assez confiant dans notre modèle, et qu'il a fait ses preuves.

On ne ressent donc plus le besoin de s'informer sur ce sujet là, car on sait pré-dire où sera Mars et où sera Vénus ; on n'a pas besoin d'être sur le qui-vive pour vérifier en tout instant leur vitesse, leur accélération, leur sens et leur direction.

La « pandémie » (askip)

Pendant la crise dite « Covid », beaucoup de gens ont été sur le qui-vive, car ils ressentaient le besoin de s'informer, pour se faire une idée de la situation, essayer de disserner le vrai du faux.

Beaucoup de gens, mais pas tous.

Il y a eu dès mars 2020 quelques personnes, qui comprenaient la marche du monde, la trajectoire du mode de production capitaliste, le fonctionnement du financement des entreprises, et leurs besoins de rentabilité, qui n'avaient pas besoin de beaucoup d'information pour comprendre ce qui était en train de se dérouler sous leurs yeux.

Des fois ils comprenaient les maths et les stats.

Ce n'est pas un hasard si celui qui a détruit les trucages statistiques faisait déjà 3 ans auparant des vidéos pédagogiques pour enseigner à tout-un-chacun les mensonges dans d'autres domaines : la dette, les retraites, la start-pute nation…

Ce n'est pas un hasard si l'auteur de la TRM (qui nous a tant fait bosser les stats) a passé son temps à dénoncer cette tentative de valorisation des secteurs pharmaceutiques. Tentative réussie, pour le coup, ggwp Pfizer.

Et je ne crois pas que ce soit un hasard non plus si, dans mon entourage, j'ai observé une forte corrélation (positive) entre le fait d'avoir acheté des actions dans des pharmas, ou travaillé dans la banque, et le fait de ne pas avoir bêta-testé les innoculats Pfizer. Bon, la taille de l'échantillon, c'est 1, ce qui est certes peu, mais vue la rigeur des études scientifiques maintenant, on peut tout se permettre.

Quant à Guerre de classe, c'est pareil, mais pour des raisons un peu différentes : ils savent que l'État est mensonge par essence, ils savent que 1984 n'est pas une œuvre d'anticipation mais ranconte le passé et le présent, et ils savent que les marchés sont saturés, que le taux de profit baisse, et qu'il faut valoriser certains secteurs qui ne trouvent pas de débouchés, et que pour ça la puissance étatique est un allié de choix des sociétés par action.

La grille de lecture communiste est au finale la plus efficace, car elle a permi dès l'apparition historique des taux d'intérêt négatifs de prédire qu'il y aurait un arrêt de la production, une mise en jachère, d'une façon ou d'une autre.

C'est donc dès 2018 que cette grille de lecture a permi de prévoir le mensonge pandémique. On pourrait même dire que cette crise était pré-vue dès 1867, quoiqu'à l'époque il aurait été difficile d'estimer une date.

De façon plus générale, la grille de lecture communiste permet de savoir qu'une vérité officielle est mensonge avant même de s'être penché sur les stats.

Il a suffi de constater qu'il y avait censure pour savoir qu'il y avait mensonge.

Dès qu'il y a censure, il y a mensonge.

La vérité n'a pas besoin de censurer le mensonge.

Seul le mensonge a besoin de censurer la vérité.

Au moins on le saura, pour les prochaines crises de valorisation, qui ne peuvent pas ne pas manquer d'arriver, et avec elles leurs lots de censure*.


*À ce sujet, je suis désagréablement surpris de constater que l'État français est plus inventif que ce que je pensais, avec son SREN qui compte implémenter la censure de sites web directement dans les navigateurs.

Va pas falloir trop tarder à migrer sur ScuttleButt, Aether ou IPFS, car Big Brother est bien là, et il est vachement moins bien intentionné que Pascal le grand frère.